Les réseaux culturels bruxellois, francophones (RAB) et flamands (BKO) viennent de faire connaître leur Plan culturel pour Bruxelles: un ensemble de propositions, mûrement réfléchies et qui ne sont pas « à prendre ou à laisser », précise-t-on opportunément. Le processus de concertation mis en place, il y a deux ans dans la capitale, aboutit aujourd’hui à ce plan, qui me paraît constructif, concret, et fédérateur.
Lisez le texte et les propositions (en cliquant sur le titre du billet). Un geste fort et mature, qui témoigne de la richesse et de la vivacité des réseaux bruxellois.
Que voudrait-on de plus ? Peut-on ne pas saluer ?
Dans son article joliment intitulé « la culture tire son plan à Bruxelles », Jean-Marie Wynants du journal Le Soir rappelle toutefois que « certains estiment que ces propositions ont un air de cheval de Troie ».
On le savait et ce discours frileux fait régulièrement surface. Leur parano rend-elle donc aveugles ces esprits chagrins ? Ou est-ce leur nostalgie d’une certaine culture ? Ils doivent vivre bien isolés pour ne pas avoir constaté que les flamands bruxellois institutionnels se sont, pour la plupart, affranchis de la tare originelle, que leur contribution dans la réalité bruxelloise n’a plus rien à voir avec le mobile prosélytique de leurs bailleurs de fond. Le constat est là, tant dans le secteur culturel que social. Observez !
Mais peut-être est-ce cela qui gêne: une certaine indépendance des bruxellois flamands par rapport au politique, l’autonomie qu’ils ont conquise. Il ne faudrait pas que leur exemple fasse tache d’huile. La Culture en Communauté française n’aime pas trop ça, de Bruxelles à Chiny.
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